DPE du Centre Ville à Saint-Dié-des-Vosges : bâti, étiquettes et immobilier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Centre Ville de Saint-Dié-des-Vosges, les 1 411 DPE analysés décrivent un bâti majoritairement ancien et composé d’appartements. Les étiquettes C et D dominent, tandis que la part de logements F ou G reste légèrement inférieure à celle de la ville, malgré des médianes de consommation et de coût énergétique plus élevées.

DPE du Centre Ville à Saint-Dié-des-Vosges : bâti, étiquettes et immobilier — Saint-Dié-des-Vosges

1 411 DPE pour comprendre le profil énergétique du Centre Ville

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Ville)Part du quartier
A80,6 %
B352,5 %
C46633,0 %
D54938,9 %
E25618,1 %
F624,4 %
G352,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Ville (Saint-Dié-des-Vosges).

Le dossier du Centre Ville repose sur 1 411 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus de l’échantillon analysé de 6 027 DPE de Saint-Dié-des-Vosges. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire documenté de tous les logements du Centre Ville : les faits fournis portent sur des diagnostics, sans précision sur la couverture complète du parc. Il convient donc de lire les proportions comme le portrait de cet échantillon. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, ce cadre apporte des repères de comparaison utiles. Il ne permet pas, à lui seul, d’attribuer une étiquette à un bien particulier ni de conclure sur son état technique, ses équipements ou les travaux à envisager.

Un bâti surtout antérieur à 1975, largement composé d’appartements

La période de construction dominante du Centre Ville est celle de 1948 à 1974, qui représente 56,1 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 occupent également une place importante, avec 34,3 % de l’échantillon. Au total, la part du bâti antérieur à 1975 atteint 90,4 %. Le profil est donc nettement marqué par les constructions anciennes, sans que leur âge renseigne directement sur les éventuelles rénovations réalisées depuis leur construction. La composition du parc diagnostiqué est tout aussi caractéristique : les maisons individuelles ne représentent que 7,7 %, le reste étant constitué d’appartements. Pour lire un DPE local, le contexte d’un logement en immeuble est ainsi plus représentatif que celui d’une maison. Les données disponibles ne décrivent cependant ni les matériaux, ni les systèmes de chauffage, ni le niveau d’isolation de ces immeubles.

  • Ancienneté à distinguer de la performance : les 56,1 % de diagnostics concernant des constructions de 1948 à 1974 décrivent une période dominante. Cette information ne suffit pas à déterminer la classe énergétique d’un appartement ou à établir qu’il doit faire l’objet de travaux particuliers.
  • Poids du bâti le plus ancien : la part des constructions antérieures à 1948 est de 34,3 % dans le quartier, contre 19,0 % dans la ville. Le Centre Ville présente donc une présence plus forte de cette catégorie de logements dans les diagnostics analysés.
  • Type de bien à prendre en compte : avec seulement 7,7 % de maisons individuelles, le profil global du quartier reflète essentiellement des appartements. Pour comparer une maison à cet ensemble, il faut garder à l’esprit cette différence de composition.

Des étiquettes C et D dominantes, avec 97 logements classés F ou G

La classe D est la plus fréquente au Centre Ville, avec 549 diagnostics, devant la classe C, qui en compte 466. La classe E rassemble ensuite 256 diagnostics. Les étiquettes les plus performantes sont moins présentes dans l’échantillon : 8 diagnostics sont classés A et 35 sont classés B. À l’autre extrémité, 62 logements sont classés F et 35 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 97 logements, soit 6,9 % du total analysé dans le quartier. Cette distribution montre qu’un bâti majoritairement antérieur à 1975 n’est pas nécessairement dominé par les plus mauvaises étiquettes. Elle révèle aussi une diversité de situations derrière le profil d’ensemble. Faute de croisement entre âge de construction et étiquette, il n’est pas possible d’identifier ici la période de construction qui concentre les logements les moins performants.

  • A : 8 diagnostics ; B : 35 diagnostics. Ces résultats attestent de la présence de logements portant ces étiquettes dans le quartier, mais les données ne permettent pas de préciser leur âge, leur type ou les caractéristiques expliquant leur classement.
  • C : 466 diagnostics ; D : 549 diagnostics. Ces deux classes occupent la première place dans la distribution locale. Elles constituent un repère de contexte pour situer un bien, sans remplacer l’examen de son propre diagnostic.
  • E : 256 diagnostics. Cette catégorie doit rester visible dans la lecture du quartier : résumer le parc aux seules classes C et D ou aux seules passoires ferait disparaître une partie des situations observées.
  • F : 62 diagnostics ; G : 35 diagnostics. Leur total correspond aux 97 logements identifiés comme passoires énergétiques dans les faits fournis. Cette catégorie appelle une lecture individualisée du dossier avant toute décision de vente ou de location.

Moins de passoires, mais des médianes énergétiques supérieures à la ville

Le Centre Ville présente une part de passoires énergétiques légèrement inférieure à celle de Saint-Dié-des-Vosges : 6,9 % contre 7,1 %. Cette comparaison ne signifie pourtant pas que tous ses indicateurs sont plus favorables. La consommation médiane y atteint 195 kWh/m²/an, contre 168 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 196 €, contre 1 054 € pour la ville. Dans le même temps, la surface médiane des logements diagnostiqués est plus petite : 62 m² dans le quartier, contre 70 m² dans l’ensemble communal. Ces résultats décrivent des dimensions différentes du parc et doivent être lus ensemble. Le taux de logements F ou G renseigne sur une catégorie précise, tandis que les médianes situent le centre de la distribution de chaque indicateur. Aucun de ces chiffres ne résume seul la performance locale.

Vendre ou louer : partir du DPE du bien, puis utiliser les repères locaux

Pour préparer une vente au Centre Ville, la lecture utile consiste à rapprocher le diagnostic du bien de la distribution locale, dominée par les 549 classes D et les 466 classes C. Ce rapprochement aide à expliquer son positionnement énergétique, mais ne permet pas de déduire une valeur immobilière ou une décote. Pour une location, la consommation et le coût annuel estimés du logement doivent être examinés directement, plutôt que remplacés par les médianes du quartier. Si le bien est classé F ou G, sa présence parmi les 97 logements de cette catégorie justifie d’approfondir son dossier technique et de vérifier les conditions applicables au projet. Les seules données fournies ne permettent ni de conclure à sa possibilité de mise en location, ni de prescrire des travaux, ni d’estimer le résultat d’une rénovation.

Questions fréquentes

Le Centre Ville est-il plus énergivore que Saint-Dié-des-Vosges ?

La consommation médiane des DPE analysés est plus élevée dans le quartier : 195 kWh/m²/an contre 168 kWh/m²/an dans la ville. En revanche, sa part de passoires F et G est légèrement inférieure, à 6,9 % contre 7,1 %. Il faut donc distinguer ces indicateurs plutôt que donner un classement global. Les données ne permettent pas non plus d’expliquer précisément les causes de ces écarts.

Un appartement ancien du Centre Ville est-il forcément mal classé ?

Non, l’ancienneté ne permet pas d’attribuer une étiquette. Le bâti antérieur à 1975 représente 90,4 % des diagnostics du quartier, mais les classes les plus fréquentes sont D, avec 549 diagnostics, et C, avec 466. Ces résultats d’ensemble ne précisent pas le classement de chaque période de construction. Pour un appartement donné, il faut donc consulter son diagnostic et les informations propres au logement.

Quel repère de coût énergétique retenir avant d’acheter ou de louer ?

Le coût énergétique annuel médian estimé du Centre Ville est de 1 196 €, contre 1 054 € à Saint-Dié-des-Vosges. C’est un point de comparaison, pas le budget à attribuer automatiquement à un bien. Il faut privilégier l’estimation figurant dans son propre dossier et ne pas confondre estimation et dépense réelle. Les données du quartier ne permettent pas de prévoir les dépenses individuelles du futur occupant.

Sources officielles

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