Radon à Saint-Dié-des-Vosges : ce que le propriétaire doit savoir

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Saint-Dié-des-Vosges est classée en potentiel radon de catégorie 3, le niveau le plus élevé. Pour le propriétaire, ce classement implique une information lors d’une vente ou d’une location et une vigilance sur la ventilation, notamment en rénovation.

Radon à Saint-Dié-des-Vosges : ce que le propriétaire doit savoir — Saint-Dié-des-Vosges

Comprendre le classement de Saint-Dié-des-Vosges en catégorie 3

Donnée officielleSaint-Dié-des-Vosges
Potentiel radon (Géorisques)Classe 3 (potentiel significatif)
Code INSEE88413
Bâti avant 197582,2 %
Maisons individuelles19,0 %
Sources : Géorisques (potentiel radon) et ADEME.

Saint-Dié-des-Vosges, identifiée par le code INSEE 88413, est classée par Géorisques en potentiel radon de catégorie 3. Il s’agit du niveau le plus élevé du classement indiqué dans les faits disponibles. Pour un propriétaire, cette information constitue le point de départ du dossier : elle situe la commune dans un contexte qui impose de prendre en compte le risque radon. Il faut toutefois distinguer le potentiel radon communal de la concentration effectivement présente dans un logement. Les données fournies décrivent un classement territorial, pas une concentration mesurée à une adresse. Elles ne permettent donc pas d’affirmer qu’un bien particulier présente une concentration donnée. La lecture doit rester à cette échelle : le classement concerne la commune, tandis que les conditions de ventilation et la configuration des espaces habités appellent une attention propre à chaque bâtiment.

Vendre ou louer : l’information obligatoire en zone 3

En zone 3, l’information sur le risque radon est obligatoire dans l’état des risques remis à l’acquéreur ou au locataire. À Saint-Dié-des-Vosges, cette obligation doit donc être prise en compte par le propriétaire qui vend ou met son bien en location. Le support mentionné par les faits fournis est bien l’état des risques : une explication orale sur la ventilation ne remplace pas cette information documentaire. Le contenu doit rester cohérent avec le classement de la commune et ne pas confondre celui-ci avec un résultat concernant l’intérieur du bâtiment. Pour préparer son dossier, le propriétaire peut s’appuyer sur l’identification de la commune par son code INSEE 88413 et sur la catégorie attribuée par Géorisques. L’objectif est de transmettre à l’autre partie l’information obligatoire, sans ajouter de conclusion non étayée sur le logement.

  • Identifier correctement le bien comme situé à Saint-Dié-des-Vosges, commune portant le code INSEE 88413, pour éviter toute confusion dans la préparation du dossier.
  • Vérifier que l’état des risques destiné à l’acquéreur ou au locataire comporte l’information relative au potentiel radon de catégorie 3.
  • Distinguer l’information réglementaire sur la commune des observations faites dans le bâtiment : celles-ci ne constituent pas, à elles seules, une mesure de concentration.

Un parc diagnostiqué composé à 82,2 % de logements antérieurs à 1975

Les données disponibles apportent un éclairage sur le parc diagnostiqué : 82,2 % des logements sont antérieurs à 1975 et 19,0 % sont des maisons individuelles. La consommation médiane de ce parc s’établit à 168 kWh/m²/an. Ces chiffres décrivent les logements diagnostiqués et ne doivent pas être présentés comme une mesure du radon. Ils ne permettent pas non plus d’attribuer une concentration à un logement ancien, à une maison ou à un bien dont la consommation serait proche de la médiane. Leur intérêt, dans ce dossier, est de replacer la question du radon dans la réflexion sur le bâti et les travaux énergétiques. Pour le propriétaire, performance énergétique et prise en compte du radon doivent ainsi être examinées ensemble, sans transformer une statistique de consommation ou une date de construction en indicateur de concentration intérieure.

Rénovation énergétique en catégorie 3 : préserver la ventilation

Le lien essentiel entre rénovation énergétique et radon concerne l’étanchéité et la ventilation. Les faits fournis indiquent qu’une étanchéité renforcée lors d’une rénovation énergétique peut augmenter la concentration de radon. Ils précisent également que le radon s’accumule surtout dans les sous-sols et les rez-de-chaussée mal ventilés. Un projet visant à réduire la consommation doit donc intégrer cette vigilance, plutôt que considérer uniquement le résultat énergétique recherché. La consommation médiane de 168 kWh/m²/an du parc diagnostiqué donne un repère collectif, mais ne dit rien de l’effet d’un chantier particulier sur le radon. Dans la préparation des travaux, le propriétaire a intérêt à examiner conjointement ce qui renforce l’étanchéité du bâtiment et ce qui préserve sa ventilation. Cette approche évite de dissocier deux sujets qui peuvent interagir dans les espaces les plus exposés à l’accumulation.

  • Avant les travaux, repérer les sous-sols et les rez-de-chaussée dont la ventilation paraît insuffisante, afin de ne pas laisser ces espaces en dehors de la réflexion énergétique.
  • Lors de la définition du projet, demander comment la ventilation sera préservée si l’étanchéité est renforcée : une amélioration énergétique ne permet pas, à elle seule, de conclure sur le radon.
  • Après une modification de l’étanchéité, garder la ventilation parmi les points de vigilance, sans déduire d’une baisse de consommation que la concentration de radon a également diminué.

Réduire les situations favorables à l’accumulation en zone 3

À partir des seuls faits disponibles, les mesures pratiques portent d’abord sur la ventilation et sur l’attention accordée aux parties basses du bâtiment. En catégorie 3, le propriétaire peut organiser sa démarche autour d’une question concrète : les sous-sols et les rez-de-chaussée disposent-ils d’une ventilation qui n’est pas négligée dans l’usage quotidien ou dans les travaux envisagés ? Préserver cette ventilation et traiter les situations de mauvaise ventilation sont des orientations cohérentes avec le mécanisme d’accumulation décrit. Elles ne permettent toutefois pas de promettre une réduction chiffrée de la concentration. Les sources fournies ne détaillent ni protocole technique ni résultat attendu pour un bâtiment particulier. Il convient donc de présenter ces actions comme des mesures de prévention de l’accumulation, et non comme une garantie d’absence de radon ou comme un traitement universel.

  • Accorder une attention prioritaire aux sous-sols et aux rez-de-chaussée mal ventilés : ce sont les espaces dans lesquels l’accumulation est particulièrement signalée par les faits disponibles.
  • Ne pas négliger la ventilation au profit de la seule étanchéité. Si le projet modifie cette dernière, intégrer explicitement la question du renouvellement de l’air à la réflexion.
  • Lorsque la ventilation est insuffisante, faire de son amélioration un point à traiter, sans annoncer de performance de réduction du radon que les données ne permettent pas d’établir.
  • Conserver une distinction claire entre les actions sur le bâtiment et l’obligation documentaire : améliorer la ventilation ne remplace pas l’information sur le risque dans l’état des risques.

Questions fréquentes

La catégorie 3 signifie-t-elle que mon logement contient une forte concentration de radon ?

Le classement de Saint-Dié-des-Vosges en catégorie 3 indique le niveau le plus élevé de potentiel radon communal selon Géorisques. Il ne fournit pas de concentration intérieure pour votre logement. Les données disponibles ne permettent donc pas de qualifier cette concentration, ni d’en déduire une valeur à partir de l’ancienneté du bien ou de sa consommation énergétique.

Quelle information dois-je transmettre à un acquéreur ou à un locataire ?

En zone 3, l’information sur le risque radon doit figurer dans l’état des risques remis à l’acquéreur ou au locataire. Cette obligation concerne donc Saint-Dié-des-Vosges, code INSEE 88413. Elle porte sur l’information relative au risque et ne doit pas être présentée comme la preuve d’une concentration mesurée dans le bien.

Une rénovation énergétique peut-elle augmenter la concentration de radon ?

Oui, le renforcement de l’étanchéité peut augmenter cette concentration. Le radon s’accumulant surtout dans les sous-sols et les rez-de-chaussée mal ventilés, la ventilation doit être intégrée à la réflexion sur les travaux. La médiane de 168 kWh/m²/an du parc diagnostiqué n’indique ni la concentration actuelle d’un logement ni l’effet futur de sa rénovation.

Sources officielles

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